La session spéciale d’avril — tenue du 27 au 30 — a permis au Conseil national de traiter les objets restés en suspens. Pour moi, elle restera marquante : j’y ai effectué ma promesse solennelle en tant que conseiller national socialiste du Canton du Jura.

Deux dossiers politiques ont particulièrement retenu mon attention :
Le premier concerne le personnel soignant. En 2021, le peuple a voté pour améliorer les conditions de travail des soignant·e·s. Quatre ans plus tard, la droite refuse de réduire leur semaine de travail de 50 à 45 heures. La logique comptable l’emporte une fois de plus sur les droits des travailleuses et travailleurs.
La gauche défendait une mesure concrète : ramener la semaine maximale des infirmières et infirmiers de 50 à 45 heures, une position soutenue par le Conseil fédéral lui-même et défendue par la Conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider. La majorité de droite l’a rejetée. Pourtant, d’ici 2029, des dizaines de milliers de soignant·e·s manqueront à l’appel dans notre pays. Refuser d’améliorer leurs conditions de travail aujourd’hui, c’est choisir d’aggraver la pénurie de demain en plus d’afficher un mépris envers la décision populaire.
Le second dossier touche à la démocratie. Le Conseil national a traité l’initiative populaire « Pour un droit de la nationalité moderne », déposée avec plus de 100’000 signatures valables. Son objectif est simple : permettre la naturalisation après cinq ans de séjour légal en Suisse, sur la base de critères objectifs. Aujourd’hui, plus de deux millions de personnes paient leurs impôts, élèvent leurs enfants et construisent leur vie ici sans avoir droit à la parole dans le débat démocratique. La Suisse reste l’un des pays où la naturalisation est la plus difficile d’Europe. Le Conseil fédéral recommande le rejet. Après le Parlement, c’est certainement le Peuple qui aura le dernier mot.

En plus de ces deux dossiers, de nombreux thèmes ont été abordés. La masse d’information reçue est très importante. En 4 jours, c’est plus de 150 votes ! Heureusement, j’ai pu compter sur les précieux conseils de mes collègues du groupe parlementaire socialiste ainsi que sur les collaboratrices et collaborateurs des services du Parlement.
La prochaine session parlementaire sera celle d’été et se tiendra dès le 1er juin prochain. D’ici là le travail se réalise notamment dans les commissions parlementaires. Pour ma part, je participerai aux travaux de la commission des finances ainsi qu’à la sous-commission 2 DFAE/DEFR.
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